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Le Relais de Lyme
Guide du malade

1/ En cas de piqure de tique récente

Une fois découverte, la tique doit être retirée le plus tôt possible avec un tire-tique. Il faut proscrire l’application préalable de tout produit. Une désinfection du lieu d’insertion par un antiseptique doit être réalisée après l’extraction. La tique peut être envoyée à l’INRA dans le cadre d’un projet de recherche. Pour contribuer au programme de recherche participative partenarial qui vise à mieux comprendre l’écologie des tiques et les maladies qu’elles transmettent, vous pouvez aussi signaler (application gratuite sur smartphone) la piqûre de tique sur le site signalement tique.

En l’absence de réaction cutanée, et en l’absence de fièvre, théoriquement, on ne prescrit pas d’antibiotiques (cela se discute si grossesse, enfant de moins de 8 ans, sujet immunodéprimé). Il est essentiel de surveiller la zone de la piqûre pendant au moins un mois et de consulter si apparition d’une rougeur, ou apparition de fièvre, de douleurs, d’une fatigue anormale ou de symptômes bizarres dans les mois qui suivent.

2/ En cas de réaction cutanée, ou d’apparition d’une fatigue ou de fièvre

Il est nécessaire de consulter rapidement son médecin traitant pour mettre en place une antibiothérapie. Au terme de ce traitement, si les symptômes persistent, il est nécessaire de revoir son médecin car un passage à un stade disséminé est  possible malgré un traitement bien conduit.

3/ En cas de sérologie de Lyme positive (Western Blot) sans aucun signe clinique

Il n’y a rien à faire. Le sujet a été en contact avec la bactérie, a développé des anticorps qui peuvent être protecteurs. Si ultérieurement des symptômes inexpliqués apparaissent, il faut rappeler au médecin la présence de cette sérologie positive.

4/ Pour une forme disséminée avec une sérologie de Lyme positive

Un traitement doit être mis en place en se méfiant d’une réaction de Jarisch-Herxeimer. Au terme des quatre semaines d’antibiothérapie, une réévaluation est nécessaire pour discuter d’une éventuelle poursuite du traitement.

5/ Pour un SPPT

Après élimination d’un autre diagnostic, un traitement d’épreuve doit être mis en place, en se méfiant également d’une réaction de Jarisch-Herxeimer. Au terme des quatre semaines d’antibiothérapie, une réévaluation est nécessaire pour discuter une éventuelle poursuite du traitement.

6/ En cas de non application des recommandations HAS de juin 2018

Tous les médecins ne sont pas informés, il faut les aider à prendre connaissance des recommandations de juin 2018 en leur fournissant en particulier la fiche synthétique du SPPT puisque c’est habituellement la situation la plus délicate. On ne devrait plus rencontrer de situations de déni médical, voire de maltraitance. Les recommandations HAS prévoient un observatoire de la prise en charge de la maladie de Lyme. Dans l’attente de cette création, il est possible de déposer un signalement d’évènement indésirable sur le site de la Direction générale de la Santé (avec l’aide d’une association de malades).

7/ Tant que persistent des incertitudes scientifiques

Un dialogue est nécessaire, entre médecin traitant et médecin hospitalier, entre médecins et patient, pour évaluer les différentes stratégies. Ainsi que cela est recommandé dans le rapport de la HAS de 2013 (Concept, aides destinées aux patients et impact de la « décision médicale partagée »), la décision médicale partagée constitue, au côté des recommandations destinées aux professionnels, un des moyens de mettre en pratique les principes de la médecine fondée sur les preuves (evidence-based medicine), puisqu’elles facilitent un temps d’échange et de délibération entre patient et professionnels de santé où sont prises en compte les données de la science concernant les différentes options disponibles, l’expérience du professionnel et les attentes et préférences du patient. Les recommandations HAS seront régulièrement actualisées en fonction des données de la recherche jusqu’à aboutir à l’élaboration de recommandations de meilleurs niveaux de preuve.